Projets terminés

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Projets 2018

Brigades de l’eau

En partenariat avec la Ville de Québec, l’OBV de la Capitale a mis sur pied trois brigades de sensibilisation en lien avec l’eau durant l’été 2018. Trois équipes ont été déployées sur le territoire pour sensibiliser les citoyens à différents aspects en lien avec l’eau.

Tout d’abord, la brigade de l’eau était de retour pour une troisième année. En effet, depuis 2015, la brigade de l’eau parcours les pistes cyclables du territoire pour sensibiliser la population à l’économie d’eau potable et à la consommation responsable de l’eau. Grâce à la distribution de gourde et au ravitaillement en eau au moyen d’un vélo-citerne, les agents de sensibilisation ont pu aborder avec les citoyens différents comportements faciles à adopter afin qu’ils puissent réduire leur consommation en eau potable dans la vie de tous les jours.

Une autre brigade, la brigade environnementale, parcourait le territoire à vélo dans les quartiers résidentiels afin d’intervenir auprès des citoyens qui ne respectent pas le règlement sur l’eau potable afin de les informer et les sensibiliser à une consommation responsable de l’eau.

La brigade de l’eau pluviale, la troisième, a été mise sur pied pour parcourir le bassin versant du lac Saint-Charles afin de sensibiliser les propriétaires à la gestion durable de l’eau pluviale et offrir le service de débranchement de gouttières. Ce service était offert entièrement gratuitement par la Ville de Québec afin de permettre l’infiltration dans le sol de l’eau des gouttières qui se déversent directement ou indirectement dans le réseau municipal.

Caractérisation des obstacles à la dispersion des carpes asiatiques dans les tributaires du fleuve Saint-Laurent

Suite à la capture d’une carpe de roseau dans le fleuve Saint-Laurent en 2016, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a mandaté les OBV du Québec afin de réaliser une campagne de terrain. Celle-ci permettra d’analyser le potentiel de franchissement des carpes asiatiques dans les tributaires du fleuve Saint-Laurent et d’appliquer des mesures préventives au besoin. L’OBV de la Capitale a ainsi caractérisé 5 obstacles sur son territoire se trouvant sur les rivières du Cap Rouge, Saint-Charles, du Berger et Beauport.

Découvrons nos rivières – 2e édition

Pour une deuxième édition, le projet Découvrons nos rivières a offert aux citoyens des randonnées automnales guidées aux abords des 4 grandes rivières de la Ville de Québec. Des parcours permettant de découvrir les attraits patrimoniaux, naturels, historiques et culturels ont été organisés le long des rivières Montmorency, Beauport, Saint-Charles et du Cap Rouge. Les 4 rivières possèdent leurs particularités, des brins d’histoire différents ainsi que des problématiques propres à elles sur le territoire. Les participants ont été invités à participer aux différents parcours animés par des guides qualifiés sur ces sujets. L’OBV de la Capitale a été mandaté afin d’agir en tant que coordinateur du projet en faisant le lien entre les différents partenaires impliqués et faisant la promotion des évènements.

Amélioration ichtyologique de la rivière Beauport – Phase II

C’est au début du mois de septembre que l’OBV de la Capitale a débuté les travaux de la phase II du projet de valorisation ichtyologique de la rivière Beauport. Les travaux ont comporté le démantèlement de 2 anciens barrages et la végétalisation des rives. Les problématiques observées en 2017 étaient l’état de dégradation des structures, les problèmes d’érosion engendrés par la déviation du cours d’eau et le fait qu’ils soient infranchissables au passage de l’omble de fontaine.

La première étape était de casser et disposer le béton. Ensuite, des seuils en pierres ont été aménagés sur le premier site et d’autres en bois sur le second afin de former un escalier naturel. La dernière étape a consisté à végétaliser les berges par des espèces indigènes déjà présentes sur les sites afin de stabiliser les berges et créer de l’ombrage sur le cours d’eau.

Le projet a été réalisé en minimisant l’impact sur l’environnement (relocation des espèces présentes avant les travaux, gestion de la renouée du Japon, travail au sec, huile de machinerie biodégradable, barrière à sédiments) durant l’ensemble des étapes.

L’OBV de la Capitale tient à remercier la Ville de Québec pour leur confiance dans la réalisation de ce projet ainsi que l’entrepreneur Garco Inc. qui a réalisé les travaux. Il faut aussi souligner l’aide précieuse du CRE Capitale-Nationale, du Conseil de bassin de la rivière Beauport ainsi que des propriétaires riverains sans qui ce projet n’aurait pas pu se concrétiser.

L’omble de fontaine peut donc maintenant se déplacer librement sur 1,2 km de rivière, depuis l’avenue Ste-Thérèse et avoir ainsi accès une diversité d’habitats !

Plantation en bordure de la rivière Nelson

Dans le cadre de l’ouverture d’une nouvelle succursale, la Fondation TD des amis de l’environnement souhaitait participer financièrement à un projet à Val-Bélair. C’est dans ce contexte que du financement a été versé à l’OBV de la Capitale pour réaliser un projet de restauration du ruisseau du Geyser.

L’ancien lit du ruisseau du Geyser a été asséché lors d’une opération de canalisation de la source au moment de la construction d’un développement résidentiel. Anciennement, le ruisseau du Geyser était alimenté par l’eau d’une résurgence qui s’écoulait vers le ruisseau Savard, un tributaire de la rivière Nelson. Le projet de restauration vise à rediriger les eaux de résurgence vers le lit d’origine, toujours présent. La restauration de ce ruisseau présente un intérêt particulier du fait qu’il se trouve dans le bassin versant de la prise d’eau de la rivière Saint-Charles.

Avant de procéder aux travaux, l’OBV de la Capitale souhaitait s’assurer de l’adhésion des propriétaires riverains de l’ancien lit, encerclé par les cours arrières. Pour ce faire, une enquête été réalisée au cours de l’été 2017. La population riveraine ayant répondu au sondage est divisée. Près de la moitié des riverains (48%) n’est pas favorable du tout. Ceux-ci craignent entre autres l’inondation de leur terrain, l’instabilité des lignes d’Hydro-Québec et le risque de noyade. Quant à la question de l’aménagement de la source, il semble y avoir un consensus disant que le terrain est trop petit pour réaliser un aménagement, quel qu’il soit, et la préférence va au statu quo. Le propriétaire adjacent à la source désire conserver la quiétude du lieu.

L’OBV de la Capitale tenait à réaliser un projet de restauration dans le bassin versant de la prise d’eau afin d’honorer la confiance de la banque TD pour le financement. En partenariat avec la Ville de Québec, un terrain en phase de renaturalisation a été ciblé en bordure de la rivière Jaune. Des efforts supplémentaires de renaturalisation pouvaient être investis suite à une première plantation réalisée par l’APEL sur une portion de ce terrain. L’OBV de la Capitale a donc effectué une deuxième plantation en bande riveraine à l’été 2018.

Pêche en herbe

Lors de la fin de semaine de la Fête de la Pêche les 9 et 10 juin 2018, l’OBV de la Capitale a organisé une activité de Pêche en herbe pour les jeunes âgés de 6 à 17 ans. Le programme « Pêche en herbe » est une initiative de la Fondation de la Faune du Québec pour initier les jeunes à la pêche. Les participants ont appris sur la biologie du poisson, la sécurité à la pêche et les espèces exotiques envahissantes. Ils ont également participés à des activités, dont une course à relais et un atelier de nœuds, mais surtout, les jeunes ont pêché des ombles de fontaine lors d’une partie de pêche se déroulant la majeure partie de l’après-midi.

En tout, c’est plus d’une soixantaine de jeunes participants qui étaient présents lors de la fin de semaine. La fin de semaine a été un franc succès grâce à l’appui des partenaires suivants que nous remercions chaleureusement : Héritage Faune, CRE-Capitale Nationale, Ministère de la Forêt, Faune et Parcs Québec, Discount, Latulippe, Fondation de la Faune du Québec et M. Denis, propriétaire du terrain.

Aménagement de la rivière Waterloo

Suite au diagnostic préliminaire de la rivière Waterloo réalisé en 2017, 10 embâcles ont été répertoriés, dont 5 nécessitant d’être démantelées. Afin d’améliorer l’habitat et la reproduction de l’omble de Fontaine (Salvelinus fontinalis) et de permettre la libre circulation des poissons, des travaux ont été entrepris sur ces embâcles en plus d’un nettoyage de déchets sur plusieurs sections de la rivière.

Puisqu’une truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss) a été observée en en aval du barrage du lac de la rivière Waterloo en 2017, l’OBV de la Capitale a entrepris une campagne de sensibilisation. En effet, la truite arc-en-ciel est un compétiteur et un prédateur à l’omble de fontaine. Afin de réduire l’effectif de la population de la truite arc-en-ciel dans la rivière, l’évènement «Pêche en Herbe» a notamment été organisé à cet effet. Un dépliant informatif sur les effets négatifs de la truite arc-en-ciel sur les habitats de l’omble de fontaine dans les cours d’eau a également été distribué à l’ensemble des riverains de la rivière Waterloo.

L’aménagement d’une passe migratoire est notamment prévu en 2019.

Projets 2017

Caractérisation du réseau hydrographique détaillé du bassin versant du lac Saint-Augustin

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a mandaté l’OBV de la Capitale pour réaliser un inventaire et une caractérisation des cours d’eau et fossés sur son territoire dans le bassin versant du lac. La campagne de caractérisation qui s’est déroulée sur deux ans et qui s’est terminée en 2017 a permis d’acquérir des connaissances en fonction de quatre thématiques : 1) l’identification des cours d’eau et des fossés, 2) la qualité de la bande riveraine, 3) l’ampleur et l’intensité de l’érosion et 4) les plantes exotiques envahissantes. Ce projet a permis d’identifier des secteurs où il est prioritaire d’intervenir afin d’améliorer la qualité de l’eau du lac.

Les résultats couvrent la portion du bassin versant du lac, excluant le sous-bassin de la décharge, sur le territoire de la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures. Les résultats montrent que le réseau hydrographique du territoire caractérisé a été modifié de façon importante, plusieurs fossés de drainage ont été creusés et la plupart des cours d’eau semblent avoir été linéarisés, remblayés ou canalisés. L’IQBR va de faible à très faible pour 64 % de la superficie des bandes riveraines et de bon à excellent pour 30 % de la superficie. Des plantes exotiques envahissantes, dont le roseau commun, la renouée du Japon, la salicaire commune et le nerprun bourdaine ont été recensées sur l’ensemble du territoire caractérisé. Le parc riverain et les terres agricoles sont particulièrement touchés par cette problématique. L’érosion a une ampleur importante en milieu agricole dans les sous-bassins des tributaires T7 et T6, mais l’intensité de l’érosion est la plus grande dans le tributaire T8, soit le tributaire principal en milieu urbain. Les secteurs où il est prioritaire de réaliser des interventions sont situés au nord du lac en milieu agricole, mais également en milieu plus urbanisé où on retrouve un usage résidentiel de faible densité, mais aussi des espaces commerciaux et d’entreposage.

Plantation en bordure du ruisseau des Carrières

Le ruisseau des Carrières est l’un des tributaires de la rivière du Berger et se situe principalement en milieu urbanisé. Ainsi, il est canalisé par endroits et on y observe la présence de remblais et de plusieurs déchets, en plus d’une bande riveraine déficiente. L’OBV de la Capitale a été mandaté par la Ville de Québec pour réaliser une plantation sur des terrains municipaux afin de végétaliser la bande riveraine d’un tronçon du ruisseau des Carrières situé à l’intersection du boulevard des Galeries et de la rue Bouvier. Cette plantation a été réalisée le 10 octobre 2017, peu avant les premiers gels au sol, avec l’aide de l’équipe du CRE – Capitale nationale.

Amélioration ichtyologique de la rivière Beauport – Phase I

Suite à la caractérisation du secteur amont de la rivière Beauport en 2016, des travaux ont été planifiés pour améliorer la qualité de l’habitat du poisson dans la rivière Beauport. La première partie a été réalisée durant l’été 2017. L’endroit visé est l’habitat d’une population d’omble de fontaine. Afin de contribuer à l’amélioration de son habitat, plusieurs actions ont été menées durant l’été 2017 : nettoyage de 3 km de rivière (≈20 pneus et 15 sacs poubelles), démantèlement d’embâcles infranchissables, installation de 2 nouveaux seuils en bois, aménagement d’un ancien barrage et démolition d’une ancienne structure en métal. Tout cela a aussi permis de rencontrer les propriétaires riverains et de les sensibiliser à la protection de la rivière Beauport et à la préservation des éléments essentiels de l’habitat de l’omble de fontaine. Une présentation de cette partie du projet a été faite sur le blogue d’Héritage Faune dans la section Projets à succès.

Une deuxième phase est en préparation pour l’été 2018. Celle-ci consistera à démolir deux anciens barrages en béton sur des propriétés privées et à réaménager les sites pour que la rivière retrouve un aspect naturel.

Étude ichtyologique de la rivière Waterloo, un tributaire de la rivière Jaune

Au cours de l’été 2017, l’OBV de la Capitale a réalisé un diagnostic préliminaire de la rivière Waterloo afin d’identifier les obstacles à la migration des poissons, les embâcles, les débris et déchets, pour ensuite proposer des aménagements et/ou réaliser un nettoyage adéquat permettant d’améliorer la reproduction ou le recrutement d’Ombles de fontaine. Une pêche électrique, en partenariat avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a également été réalisée pour effectuer la mise à jour des connaissances concernant les données ichtyologiques de la rivière.

Suite à cette étude, nous avons constaté que plusieurs sections de la rivière Waterloo présentent des habitats de qualité pour l’Omble de fontaine, et très peu de déchets ont été observés à l’exception de quelques endroits.

Des dix embâcles répertoriés, trois ont été caractérisés comme étant infranchissables et deux autres nécessitent une attention particulière puisqu’ils sont susceptibles de devenir infranchissables au cours des prochaines crues, par l’apport de débris supplémentaires. De même, sur les 11 ponceaux recensés lors de la caractérisation, deux sont considérés comme infranchissables pour la faune ichtyologique. Un des ponceaux est associé à l’ouvrage de retenue d’un lac, et l’autre est quant à lui un double ponceau dont un des deux côtés est uniquement infranchissable dans des conditions d’étiage.

Sur les trois stations de pêche électrique, une seule espèce de poisson a été capturée et identifiée soit l’Omble de fontaine. D’autres projets pourraient voir le jour dans le futur pour notamment connaître la qualité de l’eau et réaliser des aménagements pour améliorer l’habitat du poisson.

Inventaire herpétologique dans le cadre du projet de lien cyclable au parc des Saules

L’Organisme des bassins versants de la Capitale a été mandaté par la Ville de Québec afin de déterminer la présence et la distribution des espèces d’amphibiens et reptiles au parc des Saules, dans la perspective de l’aménagement d’un lien cyclable à cet endroit. Plusieurs méthodes d’inventaires ont été utilisées : battue/fouille active (tortues, couleuvres et amphibiens), écoute de chants d’anoures et abris artificiels (planchettes à couleuvres). Suite à l’ensemble des inventaires, 15 observations visuelles ont été faites. De plus, des individus ont été identifiés au chant aux 3 différents points d’écoute. Un total de 18 observations a été inventorié et géolocalisé au cours des inventaires herpétologiques. Les espèces recensées sont le crapaud d’Amérique, la grenouille des bois, la couleuvre rayée et la grenouille verte.

Campagne d’échantillonnage de l’eau des puits privés

Pour une sixième année, l’OBV de la Capitale a mis en oeuvre un projet visant à offrir un service d’analyse d’eau potable aux citoyens non desservis par un service d’aqueduc. La formule des deux dernières années était différente puisque le service était offert gratuitement aux citoyens. Les analyses des paramètres de la qualité de l’eau ont été réalisées dans les laboratoires de la Ville de Québec tandis que d’autres données étaient recueillies directement sur le terrain (profondeur, diamètre, année de construction du puits, etc.) tandis que des données sur l’utilisation étaient recueillies avec les propriétaires.

Cette année, deux campagnes d’échantillonnage des puits privés ont été réalisées, une au printemps et une à l’automne. Ces campagnes ont permis d’échantillonner et d’obtenir des données sur la qualité de l’eau souterraine sur plus de 850 puits sur les territoires de Québec, Lac-Delage, Lac-Beauport, Stoneham-et-Tewkesbury et Saint-Gabriel-de-Valcartier. Les paramètres analysés étaient les suivants : alcalinité, aluminium, azote ammoniacal, azote total, bactéries atypiques, baryum, bromures, cadmium, calcium, carbone organique total, chlorures, chrome, cobalt, coliformes totaux, conductivité, cuivre, dureté, Escherichia coli, fer, fluorures, magnésium, manganèse, molybdène, nickel, nitrites et nitrates, pH, phosphore total, plomb, potassium, sodium, sulfates et zinc. Les résultats seront rendus publics prochainement.

Suivi de la qualité de l’eau du cours d’eau à l’ouest du pont Pierre-Laporte et du ruisseau de la Dame blanche

En 2017, l’OBV de la Capitale a procédé au suivi de la qualité de l’eau du cours d’eau à l’ouest du pont Pierre-Laporte et du ruisseau de la Dame blanche. Deux stations ont été échantillonnées, et ce, grâce à l’octroi d’heures de laboratoire par le MDDELCC. L’échantillonnage s’est effectué sur une base mensuelle entre les mois de mai et octobre, à 9 reprises avec un minimum de 3 par temps de pluie. La campagne d’échantillonnage 2017 visait à calculer l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP6) dans deux bassins versants résiduels en bordure du fleuve. Une sonde a également été utilisée pour mesurer certains paramètres additionnels, dont la conductivité électrique (μS/cm), le pH et la température.

Sara Khamer, une étudiante inscrite au programme de maîtrise professionnelle en biogéoscience de l’environnement à l’Université Laval analysera les données dans le cadre de son essai. De plus, elle tentera de raffiner la délimitation des deux bassins versants et intégrera l’utilisation du sol dans l’analyse des résultats. D’après les résultats obtenus, l’analyse servira à proposer des recommandations visant à régler les problématiques préalablement identifiées.

D’ailleurs, le 10 juillet 2017 lors d’un échantillonnage du cours d’eau à proximité du pont Pierre-Laporte, un appel a été fait au service d’Urgence Environnement Québec pour signaler un problème. L’équipe des urgences environnementales a fait une visite terrain la journée même et a suspendu les travaux de réfection des ponceaux sous l’autoroute qui étaient réalisés par le MTQ. Ces travaux nécessitent habituellement un certificat d’autorisation (CA), qui n’avait pas été demandé. Un suivi a été effectué de la part du service Urgence Environnement pour nous aviser qu’un avis de non-conformité serait probablement délivré dans le cadre de ces travaux.

Suivi des stations mises en place en 2014 pour le suivi des plantes exotiques envahissantes

Au printemps 2014, le MDDELCC était à la recherche de partenaires pour développer un réseau de détection et de suivi des espèces de plantes exotiques envahissantes (PEE). L’OBV de la Capitale a signifié son intérêt et a conclu une entente à cet effet à la fin de l’été 2014. Plusieurs stations de détection, de suivi et de caractérisation ont été mises en place. Sans être exclusives, les espèces prioritaires ciblées étaient le nerprun cathartique, le nerprun bourdaine, le roseau commun, la renouée du Japon, de Sakhaline et de Bohème, l’érable de Norvège, la salicaire commune et la berce du Caucase.

Au cours de l’été 2017, nous avons conclu une nouvelle entente avec le MDDELCC pour effectuer le suivi des stations implantées en 2014, afin de documenter l’arrivée ou la progression des espèces suivies. Au total, 4 stations de suivi et 3 stations de détection ont été mises en place par l’OBV de la Capitale.

Opération de vérification de la conformité des gouttières pour la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures

La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a donné le mandat à l’OBV de la Capitale de patrouiller dans un secteur résidentiel au sud du lac Saint-Augustin afin de vérifier où va le rejet des gouttières de chacun des bâtiments sur le terrain. Les données recueillies ont permis de vérifier la conformité des gouttières d’environ 350 résidences au règlement municipal en vigueur (R.V.Q 1083). Les visites se sont déroulées de la mi-juillet à la mi-août 2017. Un très faible pourcentage des résidences s’est avéré conforme au dernier règlement en vigueur (10%), tandis que 39% des résidences étaient jugées non conformes. Toutefois, un pourcentage plus élevé de résidences pourrait être conforme au règlement qui était en vigueur au moment de la construction. Cet aspect n’a pas été pris en compte lors des visites.

Aménagements fauniques dans le ruisseau de la montagne Saint-Charles

En juillet 2016, des pêches électriques ont été réalisées dans le ruisseau de la Montagne Saint-Charles avec l’aide du MFFP à 2 stations. La station la plus en amont a confirmé la présence d’omble de fontaine en allopatrie, alors qu’à la deuxième station, 1 seul naseux des rapides a été inventorié. Suite à l’acceptation du projet par la Fondation de la Faune du Québec, nous avons organisé une journée de nettoyage avec les citoyens du quartier, en collaboration avec le Conseil de quartier de Saint-Émile, qui a eu lieu le 16 juin 2017. Nous avons rempli un plein camion de déchets de tout genre : pneus, planches, briques, bouteilles, cannettes, etc. Par la suite, nous avons embauché la Société de la rivière Saint-Charles pour le démantèlement des nombreux embâcles sur le même tronçon (sur environ 1 km).

Bioblitz Québec 2017

En partenariat avec la Ville de Québec, l’OBV de la Capitale a organisé un bioblitz au parc Chauveau les 11 et 12 août 2017 durant une période de 24h. Un bioblitz est un inventaire intensif de la biodiversité dans un court intervalle de temps. Le but d’un tel événement est d’identifier le plus d’espèces fauniques et floristiques possible dans un endroit donné.

Plusieurs partenaires se sont impliqués au cours de l’évènement. Le CRE-Capitale nationale nous a fourni du matériel et du personnel afin d’animer le groupe poissons. Plusieurs membres du COQ et de la SEQ ont participé aux inventaires d’oiseaux et d’insectes. De plus, l’AF2R a réalisé une visite forestière et le département de biologie de l’Université Laval nous a prêté du matériel.

Diverses activités, tant pour les enfants que les adultes ont été réalisées en plus des inventaires. Les enfants ont participé à une chasse au trésor et à la fabrication de filets à papillons. Une présentation sur l’apiculture urbaine par une apicultrice chez Alvéole ainsi qu’une dissection de poissons ont été organisées. La brigade de l’eau était aussi sur place afin de remplir les gourdes des participants.

Le Bioblitz Québec 2017 a permis de confirmer le potentiel écologique au parc Chauveau. En effet, un total de 158 espèces fauniques et floristiques a été identifié au cours des inventaires. En tout, 89 personnes ont participé au bioblitz.

Projets 2016

Diagnose du lac Saint-Augustin

Une vaste étude, incluant plusieurs campagnes de collectes de données sur le terrain, appelée diagnose, a été réalisée au lac Saint-Augustin en 2015. Le rapport préliminaire a été rendu en 2016 et les modifications finales, incluant les commentaires des partenaires, ont été intégrées au document en 2018. De plus une bathymétrie du lac Saint-Augustin a été effectuée par l’équipe de l’OBV de la Capitale en 2016 et cette information a été intégrée également au document.

Cette diagnose montre que le lac Saint-Augustin est probablement au stade eutrophe avancé et s’approche du niveau hyper-eutrophe. L’analyse des données de qualité de l’eau des tributaires montre que le lac continue de recevoir des contaminants en provenance de son bassin versant. Certains de ces contaminants, détectés en concentrations importantes, sont responsables du processus d’eutrophisation: le phosphore, les matières en suspension et l’azote. Des coliformes fécaux et des chlorures ont également été détectés en concentrations importantes.

Le phosphore est le principal contaminant à éliminer pour limiter l’eutrophisation du lac. Ce nutriment provient de nombreuses sources diffuses difficiles à identifier provenant du milieu urbain et agricole. Les marais épurateurs sont des sources ponctuelles importantes identifiées comme prioritaires. Il n’en demeure pas moins que le phosphore accumulé au fond du lac constitue une source endogène de phosphore qui contribue de façon importante au processus d’eutrophisation.

Projets 2015

Projet d’aménagement des berges et des corridors fauniques dans le sous-bassin amont de la rivière du Cap Rouge

Le projet d’aménagement des berges et des corridors fauniques dans le sous-bassin amont de la rivière du Cap Rouge s’inscrit dans le cadre du programme Prime-Vert 2013-2018 du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). Dans le cadre de ce programme, le MAPAQ cherche à encourager les producteurs agricoles à adopter de saines pratiques agroenvironnementales.

Le projet, mené par l’OBV de la Capitale et le Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR) sur 3 ans, vise le sous-bassin versant du ruisseau d’Eau Claire situé en tête du bassin versant de la rivière du Cap Rouge. Il draine environ 19 km2 de territoire forestier et agricole où l’on retrouve deux autres cours d’eau principaux, les ruisseaux Guillaume et Bélair. Il couvre approximativement 25 % de la superficie totale du bassin versant de la rivière du Cap Rouge et touche les villes de Saint-Augustin-de-Desmaures et de Québec. Le sous-bassin du ruisseau d’Eau Claire est le plus important sous-bassin versant de la rivière du Cap Rouge. Situé complètement en amont (nord-est), il est l’un des premiers sous-bassins à influencer directement, de par sa position et sa topographie, l’hydraulique de la rivière du Cap Rouge et le potentiel de biodiversité de l’ensemble du bassin versant.

Ce projet collectif vise la gestion et la résolution des problèmes observés sur le territoire et se verra donc échelonné sur plusieurs années. L’objectif principal est de réhabiliter ce sous-bassin versant afin que nature et agriculture puissent s’harmoniser efficacement et ainsi profiter à l’ensemble de la population urbaine et agricole.

Renaturalisation d’un cours d’eau dans le sous-bassin du ruisseau Jaune

Ce projet, réalisé dans le cadre de mesures compensatoires suites à des travaux de remblai dans un cours d’eau lors de travaux d’agrandissement du parc industriel François-Leclerc, consistera à reprofiler le cours d’eau qui traverse le parc du Domaine, à Saint-Augustin-de-Desmaures. Les travaux se feront sur une distance de 120 mètres de cours d’eau et viseront à lui redonner une allure plus naturelle, à diversifier ses faciès d’écoulement et à réduire les problématiques d’érosions excessives actuellement présentes. Les berges seront végétalisées et lorsque nécessaire, les pentes de celles-ci seront adoucies.

Projets 2014

Évaluation des taux d’ions chlorure dans l’eau de surface – bassin de la rivière des Hurons

Ce projet, financé par le ministère des Transports du Québec, visait à poursuivre un programme de suivi mené entre 2004 et 2008 afin de documenter une augmentation potentielle des taux de chlorures dans le bassin versant du lac Saint-Charles suivant le développement de l’axe routier 73/175 et ainsi contribuer à l’avancement global des connaissances sur le sujet. Il permettra ainsi de mesurer les fluctuations du taux de salinité à différentes stations d’échantillonnage situées sur la rivière Noire et la rivière des Hurons, en amont et en aval du nouvel axe routier et de comparer les résultats à ceux obtenus avant les travaux de réaménagement de l’axe routier 73/175 et évaluer l’impact réel du projet sur la qualité de l’eau des rivières étudiées. L’échantillonnage a débuté en 2014 et s’est poursuivi en 2015 et 2016.

Réhabilitation des habitats fauniques de la rivière du Berger

L’Organisme des bassins versants de la Capitale a réalisé un projet d’intervention sur une section de la rivière du Berger  à la hauteur du Parc des Moulins (ancien jardin zoologique de Québec) afin d’améliorer la qualité générale et la productivité des habitats de ce cours d’eau. Près de 1 000 mètres carrés de bandes riveraine ont été végétalisés. Des aménagements pour l’habitat du poisson et des frayères ont aussi été réalisés.

Échantillonnage de la qualité de l’eau du ruisseau L’Échappée-Belle

Situé dans le bassin versant de la rivière Nelson, le ruisseau l’Échappée Belle (toponyme non officiel) est un cours d’eau permanent et très artificialisé qui draine des secteurs de développement résidentiel dans le secteur de Val-Bélair, de même qu’une ligne de transport d’énergie. Le ruisseau se jette dans la rivière Nelson, qui elle même se jette dans la rivière Saint-Charles, juste en amont de la prise d’eau potable de la Ville de Québec.  La qualité de l’eau du ruisseau l’Échappée Belle était inconnue. Les visites terrain des années précédentes réalisées par l’APEL, tout comme l’occupation du sol dans le bassin versant, laissent croire que ce cours d’eau pourrait avoir une influence appréciable sur la qualité de l’eau dans la rivière Nelson. Nous souhaitions donc améliorer les connaissances sur ce cours d’eau en faisant l’échantillonnage nécessaire pour calculer l’IQBP6 à l’embouchure. Nous avons complété ces échantillonnages avec la mesure de la température, du pH et de la conductivité.

Campagne d’échantillonnage de l’eau des puits privés

L’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBV de la Capitale) a réalisé en 2014 une campagne d’échantillonnage et d’analyse de l’eau des puits des résidences non raccordées au réseau d’aqueduc sur son territoire.

Cette initiative, entreprise en collaboration avec les municipalités, visait à offrir un service d’analyse et de suivi à prix modique afin de prévenir d’éventuels problèmes de santé qui pourraient être causés par une eau potable de mauvaise qualité. Elle permettait également d’obtenir des données sur l’état actuel de la qualité des eaux souterraines de la région et de dresser un portrait général de la situation.

L’OBV de la Capitale rappelle qu’il est de la responsabilité de chaque propriétaire de puits privés de faire analyser l’eau qu’il consomme. D’ailleurs, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les Changements climatiques (MDDELCC) recommande l’analyse de l’eau de puits privés au moins deux fois par année. De plus, la municipalité ne peut être tenue responsable de problématiques qui pourraient survenir suite à l’utilisation d’une eau de mauvaise qualité provenant d’une installation privée.

Plan de gestion des cours d’eau, des milieux humides et des milieux naturels d’intérêt du bassin versant de la rivière Lorette

L’Organisme des bassins versants de la Capitale a été mandaté par le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) pour la réalisation d’un Plan de gestion des  cours d’eau, des milieux humides et des milieux naturels d’intérêt du bassin versant de la rivière Lorette. Ce plan de gestion donnera une vision d’ensemble des milieux naturels pour le territoire visé et permettra de mieux connaitre les milieux d’intérêt à protéger et à mettre en valeur. Le document final livré en mai 2014 comprendra les éléments suivants:

  • Un historique des pertes et des perturbations des cours d’eau, des milieux humides et naturels du bassin versant de la rivière Lorette et également le contexte actuel de développement immobilier de ce territoire, particulièrement dans le secteur de Val-Bélair;
  • La méthodologie et les résultats d’analyse de la caractérisation des différents cours d’eau, milieux humides et naturels d’intérêt;
  • Une série de cartes qui identifient: o la localisation, la nature et la valeur des différents cours d’eau, milieux humides et naturels d’intérêt du bassin versant de la rivière Lorette; o les secteurs réservés au développement urbain.
  • Un scénario de conservation incluant des recommandations sur les mécanismes de conservation, accompagné de cartes qui identifient : les priorités de conservation; les secteurs potentiels pour la création de corridors verts; les sites potentiels pour la restauration de milieux humides; les tronçons potentiels de cours d’eau à décanaliser ou à restaurer; les zones qui pourraient bénéficier d’un statut légal de protection; les zones où le développement pourrait être adapté à la présence de ces milieux; les zones à mieux documenter.

Projets 2013

Projet de démonstration d’un jardin de pluieJardins de pluieAu cours de l’été 2013, l’OBV de la Capitale a réalisé un projet de démonstration d’aménagement de jardins de pluie. Situé dans le quartier Saint-Sacrement, plus précisément sur les terrains de Cohabitat Québec, ce projet a permis l’aménagement de deux jardins de pluie qui a ont été coordonnés pour se réaliser en même temps que l’arrivée des résidents dans leur nouvelle habitations. Cohabitat Québec constitue un projet d’aménagement d’une communauté d’habitations certifiées LEED, autofinancées par les acheteurs, sans promoteur ni commission, un projet qui mise sur les plus hauts standards de construction pour des unités de condos et de maisons de ville.

Un jardin de 75m² et un autre de 25m² ont été aménagés. Les jardins sont constitués de près de 600 plants vivaces et arbustes indigènes produits au Québec, ayant la particularité d’être comestibles ou médicinaux à environ 75%. Ces jardins permettent de recevoir les eaux de ruissellement contribuant ainsi à gérer à la source une partie des eaux se déversant dans le réseau d’égout de la ville de Québec. Les eaux captées par les jardins de pluie sont filtrées par le substrat et les végétaux et s’infiltrent dans le sol pour recharger la nappe phréatique.

Ce projet de démonstration se veut la première étape d’un projet à plus grande échelle par lequel nous souhaitons offrir des formations et de l’aide à la conception auprès des citoyens pour leur permettre de réaliser eux-mêmes des jardins pluviaux sur leur propriété.

Aménagements fauniques sur un secteur de la rivière du Cap Rouge

En 2012, lors de l’exécution de travaux sur la route de Fossambault à Saint-Augustin-de-Desmaures, une quantité importante de sable s’est déversée dans le ruisseau Béland, un tributaire de la rivière du Cap Rouge. Suite à cela, l’OBV de la Capitale a été mandaté par l’entrepreneur, avec l’accord du MDDEFP, pour compléter des travaux de compensation de l’habitat du poisson. Les aménagements de compensation ont été effectués sur un segment de la rivière du Cap Rouge situé entre le 4e rang Ouest et le chemin du petit Capsa, à Saint-Augustin-de-Desmaures. De façon générale, le projet a consisté à réaliser un nettoyage et à procéder à l’aménagement d’un seuil et de frayères sur un segment d’une distance d’environ 75 m de la rivière du Cap Rouge.

Projet Goutte-à-goutte

Le projet Goutte à goutte, réalisé en partenariat avec la Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures, visait la sensibilisation de la population augustinoise aux mesures de gestion des eaux pluviales. Le projet a débuté par la tenue d’une soirée d’information sur la gestion des eaux pluviales qui s’est déroulée le 22 avril 2013 à l’hôtel de ville de Saint-Augustin-de-Desmaures. Par la suite, un programme pilote de distribution de barils de captation des eaux pluviales dans un quartier ciblé de la ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a été mis en oeuvre au printemps 2013. La Ville de Saint-Augustin-de-Desmaures a ensuite offert  durant l’été la possibilité à tous les résidents de se procurer un baril de récupération des eaux pluviales au coût réduit de 50$. Une centaine de barils ont été vendu à l’été 2013 dans le cadre de ce programme. Merci à tous les participants. La possibilité de renouveler le programme en 2014 est actuellement étudiée.

Échantillonnage de la qualité de l’eau du ruisseau du Moulin

Ce projet visait à dresser un nouveau portrait de la qualité de l’eau du ruisseau du Moulin, en complétant l’IQBP6 à deux stations. Le MDDEFP nous a octroyé, à cet égard, des heures de laboratoire pour l’analyse des échantillons. En complément, la CAGEQ a fait l’analyse des coliformes fécaux et des matières en suspension à trois stations supplémentaires. Les résultats seront dévoilés en 2014.

Campagne d’échantillonnage des puits privés

L’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBV de la Capitale) a tenu à nouveau en 2013 une campagne d’échantillonnage et d’analyse de l’eau des puits des résidences non raccordées au réseau d’aqueduc sur son territoire. Cette initiative, entreprise en collaboration avec les municipalités, visait à offrir un service d’analyse et de suivi à prix modique afin de prévenir d’éventuels problèmes de santé qui pourraient être causés par une eau potable de mauvaise qualité. Elle permettait également d’obtenir des données sur l’état actuel de la qualité des eaux souterraines de la région et de dresser un portrait général de la situation. L’OBV de la Capitale rappelle qu’il est de la responsabilité de chaque propriétaire de puits privés de faire analyser l’eau qu’il consomme. D’ailleurs, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP) recommande l’analyse de l’eau de puits privés au moins deux fois par année. De plus, la municipalité ne peut être tenue responsable de problématiques qui pourraient survenir suite à l’utilisation d’une eau de mauvaise qualité provenant d’une installation privée.

Interprétation des données de qualité de l’eau en milieu agricole de la rivière du Cap Rouge et soirée d’information auprès des agriculteurs du bassin versant

Les données de qualité de l’eau, récoltées en 2010 et en 2011 dans six stations de la zone agricole du bassin versant de la rivière du Cap Rouge, ont fait l’objet d’une analyse en laboratoire et d’une interprétation de la part de l’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBV de la Capitale) et du Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge (CBRCR). Des recommandations sur les bonnes pratiques culturales ont ensuite été formulées à l’aide du Club agroenvironnemental de la Rive-Nord (CARN). Ces deux volets du projet ont été présentés aux agriculteurs du bassin versant lors d’une soirée d’information qui s’est tenue le 27 mars 2013 à la ferme estivale de M. Rochon.

Projets 2012

Caractérisation du ruisseau des FrichesCe projet de caractérisation, réalisé grâce à la participation financière de la Ville de Québec, a permis la réalisation des activités suivantes :

  • Échantillonnage de la qualité de l’eau du ruisseau des Friches à 3 stations, et ce 5 fois au cours de la période de mai à septembre afin de pouvoir calculer un indice de qualité bactériologique et physico-chimique (IQBP6) ;
  • Caractérisation de l’habitat du poisson ;
  • Caractérisation de l’érosion d’un tronçon du cours d’eau.

Les résultats de l’analyse de la qualité de l’eau présentent une valeur médiane de l’indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP6) allant de 50 à 55, qui correspond à une eau de qualité douteuse. Les deux paramètres problématiques sont le phosphore et les coliformes fécaux. En ce qui concerne les habitats, le secteur plus en amont offre des habitats plus propices à la faune semi-aquatique qu’au poisson en raison du dénivelé de parcours trop important. Le reste du parcours est plus intéressant pour l’habitat du poisson. Il s’agit toutefois d’un secteur où l’érosion est plus présente. Divers obstacles présents, naturels ou anthropiques, limitent les déplacements de poissons, et constituent même, dans certains cas, des barrières au libre écoulement de l’eau.

Caractérisation du ruisseau du Mont Châtel et de son bassin versant

Ce projet de caractérisation, réalisé grâce à l’octroi d’heures de laboratoire par le MDDEFP et la participation financière d’un partenaire privé,  a permis la réalisation des activités suivantes :

  • Localisation et analyse cartographique des milieux humides sur le territoire du bassin versant;
  • Caractérisation de la bande riveraine;
  • Caractérisation de l’érosion;
  • Échantillonnage de la qualité de l’eau (IQBP6, température, pH et conductivité à deux stations).

Le ruisseau du Mont Châtel présente une eau de qualité douteuse aux deux stations échantillonnées en 2012. Le paramètre déclassant dans 6 des 9 échantillonnages aux deux stations était la concentration en nitrites et nitrates.  Des concentrations en azote total plus élevées que 1,0 mg/l ont été observées dans la majorité des échantillonnages aux deux stations, ce qui indique la présence d’un problème de surfertilisation du milieu.

Étude sur la consommation d’eau dans le bassin de la rivière Saint-Charles

L’objectif principal de ce projet était d’améliorer les connaissances sur les quantités d’eau nécessaires à la satisfaction des usages humains et écosystémiques. Ce projet visait donc à :

  • Dresser un portrait de l’utilisation de l’eau pour les différents usages anthropiques et cibler le type d’activités anthropiques qui nécessite le plus d’eau ;
  • Déterminer un débit environnemental pour  la rivière Saint-Charles en aval de la prise d’eau potable ;
  • Estimer les besoins (historiques, actuels et futurs) en eau pour les usages avec prélèvement.

Geneviève Delisle-Thibeault, étudiante à la maîtrise en biogéoscience de l’environnement à l’Université Laval a réalisé cette étude en collaboration avec l’OBV de la Capitale.

Campagne d’échantillonnage des puits privés

L’Organisme des bassins versants de la Capitale (OBV de la Capitale) a procédé, au cours de l’été 2012, à une campagne d’échantillonnage et d’analyse de l’eau des puits des résidences non raccordées au réseau d’aqueduc sur son territoire. Cette initiative, entreprise en collaboration avec les municipalités, visait à offrir un service d’analyse et de suivi à prix modique afin de prévenir d’éventuels problèmes de santé qui pourraient être causés par une eau potable de mauvaise qualité.

Cette campagne a également permis d’obtenir des données sur l’état actuel de la qualité des eaux souterraines de la région et de dresser un portrait général de la situation. Au total, 164 échantillonnages ont été réalisés dans 141 puits. Sur ce nombre, 9 puits présentaient des dépassements en coliformes fécaux et 33 dépassaient les normes pour d’autres types de bactéries. De même, des dépassements en fluor, manganèse, fer, chlorures ou sodium ont été observés dans certains puits. Un rapport détaillé a été envoyé à chaque municipalité participante.

Opération Bleu Vert  / Campagne de distribution d’arbres 2012

Protégeons nos plans d’eau, restaurons nos bandes riveraines!

Encore une fois en 2012, le Regroupement des organisations de bassin versant du Québec (ROBVQ) et les quarante organisations de bassin versant (OBV) qui en sont membres ont procédé à une campagne de distribution d’arbres destinée à la végétalisation des bandes riveraines. Cette activité se déroulait pour une sixième année consécutive dans le cadre du Plan de lutte aux cyanobactéries et était coordonnée par le ROBVQ en partenariat avec l’ensemble de ses membres. Plus de 430 000 arbres ont été distribués au printemps 2012 sur l’ensemble du territoire québécois afin de restaurer les bandes riveraines et combattre les algues bleu-vert.

L’Organisme des bassins versants de la Capitale et l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) ont procédé à la distribution de 700 arbres gratuits le samedi 2 juin 2012. Les espèces d’arbres disponibles étaient l’épinette noire, l’épinette de Norvège, le mélèze larcin, le pin blanc, le bouleau jaune, l’érable à sucre et le chêne rouge. Le point de distribution était situé au local de l’APEL, 433, rue Delage, Québec, de 9h00 à 12h00.

Rappelons que ce programme est possible grâce à la participation financière du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) dans le cadre du Plan d’intervention 2007-2017 sur les algues bleu-vert et que les arbres distribués sur le territoire québécois sont produits gracieusement par le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF).Outre la distribution d’arbres le financement obtenu grâce à au programme Opération Bleu Vert a permis, en 2012, de réaliser et/ou de consolider le financement de nombreuses actions de sensibilisation des citoyens et des partenaires et de suivi de la qualité de l’eau.

Projets 2011

Échantillonnage de la qualité de l’eau de la rivière Beauport

Au cours de l’été 2011, nous avons ainsi procédé à l’échantillonnage de la qualité de l’eau de 2 stations sur la rivière Beauport, et ce, à 9 reprises, entre mai et octobre 2011. Les résultats ont été compilés pour calculer l’Indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP6) et peuvent être consultés dans le portrait du territoire (voir section Plans directeurs de l’eau). Ce projet a été rendu possible grâce à la collaboration du MDDEP qui nous a octroyés gratuitement des heures de laboratoire.

Plantation au terminus du Zoo

Au cours de l’automne 2011 nous avons réalisé une plantation au terminus du zoo du RTC, en collaboration avec  le Conseil de quartier Notre-Dame-des-Laurentides et grâce au soutien financier de la Fondation Evergreen – Walmart.  La plantation a eu lieu le 25 octobre 2011 avec l’aide d’étudiants du programme d’horticulture de Fierbourg et des bénévoles du Conseil de quartier. C’est ainsi que 579 végétaux ont été plantés en bordure de la rivière du Berger. L’inauguration officielle a eu lieu le 3 novembre 2011 sur le site du Terminus du zoo.

Projet Empreinte

Avec l’aide d’étudiants en génie des eaux de l’Université Laval (PÉGEAUX), nous avons procédé à la plantation de 182 arbres en bordure de la rivière du Berger, à l’intersection du boulevard Père-Lelièvre et de la rue Labrecque, sur un terrain appartenant à la Ville de Québec. Le projet a été subventionné par la Fédération canadienne de la faune.

Amélioration de la qualité des habitats aquatiques (AQHA) – volet entretien

Ce projet, financé par la Fondation de la Faune du Québec, visait l’entretien des aménagements fauniques créés en 2007 au lac Beauport. Au site de l’auberge des Quatre Temps, un nettoyage du cours d’eau a eu lieu par temps d’étiage. De plus un seuil a été refait et un pont en piètre état qui obstruait le cours d’eau a été enlevé. Une vingtaine d’arbustes a été plantée en bordure du cours d’eau afin d’augmenter le couvert végétal du cours d’eau et diminuer l’apport en sédiments du stationnement et des aménagements jardiniers en proximité du ruisseau. L’auberge des Quatre Temps a également participé financièrement au projet pour l’achat d’arbustes.

Inventaire ichtyologique du bassin de la rivière du Cap Rouge

Ce projet d’acquisition de connaissances, réalisé grâce à la collaboration de la la direction régionale du MRNF et du Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge, visait à réaliser un inventaire des populations de poissons dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge. En outre, ce projet fût également une façon de faire une première approche avec les agriculteurs dans le bassin versant de la rivière du Cap Rouge, lorsqu’il s’avèrait nécessaire d’acquérir un droit de passage sur leur terrain pour effectuer les pêches électriques. Nous avons profité de ce moment d’échange pour sensibiliser les agriculteurs à l’habitat du poisson et à la protection des bassins hydrographiques. Les pêches ont été complétées au mois de juillet 2011 selon deux méthodes : pêche à la seine et pêche électrique.

Opération Bleu Vert – Campagne de distribution d’arbres

L’Organisme des bassins versants de la Capitale et l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL) ont procédé à la distribution de 700 arbres gratuits le samedi 4 juin 2011. L’événement fût un franc succès et les arbres ont été écoulés rapidement.

Projets 2010

Échantillonnage et bathymétrie

En 2010, nous avons utilisé les heures de laboratoire octroyées par le MDDEP pour collecter des données qui aideront à améliorer la modélisation de phosphore dans les lacs du bassin versant de la rivière Saint-Charles, élaborée par l’APEL. Nous avons ciblé trois lacs pour lesquels nous avons échantillonné le phosphore trace et la chlorophylle α, soit le lac Neigette, le lac Écho et le lac du Sud-Ouest. La transparence ainsi qu’un profil vertical de pH, oxygène dissous, conductivité et température est aussi été collectés à chaque visite pour compléter les analyses de laboratoire. Quatre visites ont été réalisées.

Nous avons également obtenu une entente de collaboration avec le MRNF pour réaliser la bathymétrie de certains lacs au cours de l’été. Ainsi, la bathymétrie des lacs Jaune, de la Sagamité, Bleu, Écho, Morin et Bonnet a été réalisée. Ces donnes permettront également d’améliorer la modélisation du phosphore sur le bassin versant de la prise d’eau potable de la Ville de Québec.

Amélioration de la qualité de l’habitat dans la rivière du Berger (Phase 3)

Pour la troisième et dernière année du projet d’Amélioration de la qualité des habitats de la rivière du Berger, l’aménagement d’infrastructures fauniques pour l’omble de fontaine a été réalisé dans la rivière des Roches, un affluent de la rivière du Berger. Les travaux ont été exécutés par l’équipe de la Société de la rivière Saint-Charles, avec le groupe des Chantiers urbains Les rivières – Charlesbourg et Chantiers Jeunesse de la France. Le nettoyage des rives et du cours d’eau près de l’aréna Duberger a eu lieu à l’automne en collaboration avec la réserve navale de Québec lors du Grand nettoyage des rivages canadiens. La conception de deux tables d’interprétation devant être installées au parc de l’aréna Duberger et dans le futur parc linéaire de la rivière des Roches s’est fait en collaboration avec la Ville de Québec.

Programme de suivi de la qualité d’eau à l’échelle du bassin versant de la rivière Saint-Charles

Diverses études réalisées par le passé, par l’OBV de la Capitale ou des partenaires, ont démontré que la qualité de l’eau constitue un enjeu principal sur le territoire. Ainsi, dans un objectif d’acquisition et d’amélioration des connaissances sur la qualité de l’eau de surface du territoire, plusieurs actions allant en ce sens ont été identifiées comme prioritaires par les intervenants du milieu dans le plan directeur de l’eau du bassin de la rivière Saint-Charles. De ce nombre, citons les actions 13 et 14 :

13. Mettre en commun les données de qualité d’eau de tous les intervenants du milieu.

14. Développer un outil d’aide à la priorisation des acquisitions de connaissances, et d’aide à la décision dans une perspective de gestion intégrée de l’eau du bassin versant. À partir de l’outil de gestion, établir un plan d’échantillonnage pour la mise à jour continue des données de qualité de l’eau sur l’ensemble du territoire.

Dans l’objectif de réaliser ces deux actions du PDE, nous avons proposé à madame Sonja Behmel, étudiante en géographie à l’Université Laval, de se pencher sur la question et d’en faire son projet de maîtrise. Ainsi, en collaboration avec l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord (APEL), nous avons créé un Système de suivi de la qualité d’eau (SSQEau) qui sert non seulement de banque de données brutes et de recensement de rapports, mais aussi d’outil d’analyse et de diffusion. La création de cette base de données servira donc autant à assurer la pérennité des données existantes et futures qu’à faciliter leur traitement et leur utilisation.

À ce jour, les intervenants suivants ont accepté de mettre en commun et de rendre accessibles les données de qualité du milieu :

  • Organisme des bassins versants de la Capitale
  • Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des Marais du Nord
  • Ministère du développement durable, de l’Environnement et des Parc
  • Ville de Québec
  • Conseil de bassin de la rivière du Cap Rouge

Des pourparlers sont toujours en cours avec les autres municipalités du territoire, de même qu’avec certains organismes du milieu pour en arriver à une base de données couvrant l’entièreté du territoire et une très large part des données disponibles sur la qualité de l’eau.

En support à madame Behmel, la programmation de la structure de la base de donnée a été réalisée par monsieur Hervé Dandjinou, géomaticien. Les partenaires ayant contribué auront accès à la base de données, en respectant des éléments de confidentialité liés aux différentes données. L’OBV de la Capitale et l’APEL travaillent d’ailleurs à la recherche de financement pour assurer la pérennité du projet et faire en sorte de couvrir l’entièreté du territoire de la zone dans un avenir rapproché.

Outre la mise en commun des données de qualité de l’eau, nous avons également travaillé à l’élaboration d’un outil d’aide à la priorisation dans l’acquisition des connaissances sur la qualité de l’eau. Ainsi, l’outil développé par madame Behmel inclut la création de fiches d’identification des besoins en information, ainsi que l’établissement d’objectifs réalistes et précis par les partenaires. En outre, des critères ont été établis pour choisir des sites d’échantillonnage, des fréquences de prise d’échantillons et des paramètres de qualité d’eau appropriés.

Un premier plan d’échantillonnage sur six ans, basé sur le recensement des activités d’échantillonnage déjà en place et sur les objectifs spécifiques que poursuivent les principaux intervenants du territoire, a donc été réalisé. Ce plan comporte des plans sommaires et détaillés pour un premier cycle de six ans en fonction du sous-bassin et du type de plan d’eau. En outre, ces plans incluent les objectifs spécifiques poursuivis, les organismes échantillonneurs, une cartographie détaillée des stations d’échantillonnage retenues, les paramètres à échantillonner, les fréquences d’échantillonnage, l’analyse proposée et le destinataire de l’information.

Ce programme de suivi est conçu pour servir tant au gestionnaire qui planifie les activités d’échantillonnage qu’au chargé de projets responsable de la collecte, du stockage et de l’analyse des données. Le plan d’échantillonnage doit toutefois demeurer flexible et non statique, et ce, en fonction des activités des partenaires, des nouveaux besoins recensés et des ressources.

Pour l’instant, le plan d’échantillonnage ne couvre que le bassin versant de la rivière Saint-Charles. Le secteur de Lac-Beauport n’est toutefois pas entièrement couvert. Les autorités municipales ont été rencontrées à ce sujet au cours de l’automne 2010 afin de procéder à un arrimage des plans d’échantillonnage. Les pourparlers se poursuivent.

Opération Bleu Vert

Outre le soutien à divers projets, le programme Opération Bleu Vert a permi la distribution de centaines d’arbres gratuits dans les bassins versants de la rivière Saint-Charles et du lac Saint-Augustin.

Projets 2009

Suivi de la qualité de l’eau de la rivière Lorette

Un projet a été déposé au MDDEP en janvier 2009 pour échantillonner les coliformes fécaux dans la rivière Lorette et évaluer s’il pourrait y avoir encore présence de branchements croisés sur le territoire de L’Ancienne-Lorette. Le projet a été accepté par le MDDEP. Deux échantillonnages par temps sec, en amont et en aval de 41 conduites pluviales et à cinq stations témoins du MDDEP, ont été effectués en juin et en juillet. Un troisième échantillonnage d’eau directement à l’exutoire des conduites a été complété en octobre 2009. L’analyse des échantillons s’est faite à même nos bureaux, grâce à un équipement spécialisé prêté par le MDDEP. Cet équipement ne permet toutefois pas de connaître précisément les concentrations de coliformes qui dépassent les 2419,6 coliformes/100ml. Dix-huit conduites dépassent les 2419,6 coliformes fécaux/100ml au moins une fois sur trois. À l’exutoire de dix-sept conduites pluviales sur la rivière Lorette et le ruisseau Notre-Dame, du papier de toilette, de la mousse de savon, des matières fécales et des tampons hygiéniques ont été retrouvés. Le rapport a été déposé à la Ville de L’Ancienne-Lorette en décembre 2009.

Diagnose du lac Neigette

La municipalité de Lac-Beauport nous a donné le mandat de réaliser une diagnose du lac Neigette. Cette diagnose comprend les éléments suivants :

  • Étude la colonne d’eau (paramètres physico-chimiques et phytoplancton, état trophique)
  • Bathymétrie
  • Caractérisation des rives (IQBR)
  • Caractérisation des herbiers aquatiques
  • Étude des tributaires (paramètre physico-chimique, IQBR, IQBP)

Les visites terrains ont été effectuées de juin à septembre 2009 et la rédaction du rapport est en cours de réalisation.

Amélioration de la qualité de l’habitat dans la rivière du Berger (Phase 2)

Les activités 2009 exécutées se concentraient principalement autour d’un programme de renaturalisation et de stabilisation des berges, en plus du nettoyage général des rives et du cours d’eau. Ainsi, quatre terrains ont été renaturalisés au cours du mois de septembre. Un nettoyage des rives a eu lieu le 26 septembre en partenariat avec la Société de la rivière Saint-Charles et la firme Bélair/Deloitte & Touche. Un site sur le ruisseau des Roches, un affluent de la rivière du Berger, a été ciblé pour les travaux d’aménagements fauniques qui se feront en 2010.

Caractérisation des berges dans le bassin versants de la rivière Saint-Charles

Le projet d’essai de Julie Trépanier avait pour objectif la mise en place d’un programme de sensibilisation et surtout de renaturalisation des bandes riveraines élaboré selon une vue d’ensemble de l’état des berges du bassin versant. À l’automne 2009, des sorties terrain ont permis d’effectuer la caractérisation des bandes riveraines des rivières Lorette et du Berger à l’aide du Protocole de caractérisation de la bande riveraine élaboré par le ministère du Développement durable de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Ce protocole est celui qui a été utilisé par le passé à l’APEL pour caractériser les cours d’eau et les lacs du bassin versant de la prise d’eau potable. L’ensemble des informations recueillies par les deux organismes est intégré dans un système d’information géographique et les résultats ont été cartographiés en fonction de la proportion des bandes riveraines couvertes par de la végétation naturelle.

Opération Bleu Vert

Outre le soutien à divers projets, le programme Opération Bleu Vert a permis de réaliser une campagne de distribution d’arbres le 16 mai 2009. Le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles et l’APEL ont ainsi procédé à la distribution de 900 arbres (cerisier tardif, chêne rouge, orme d’Amérique, frêne de Pennsylvanie et frêne d’Amérique) et arbustes (myrique baumier, saule arbustif, aulne rugueux et cornouiller stolonifère).

Projets 2008

Amélioration de la qualité de l’habitat dans la rivière du Berger (Phase 1)

Le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles et la Société de la rivière Saint-Charles ont conjointement déposé un projet au Fonds Naya pour les cours d’eau de la Fondation de la faune du Québec. Ce fonds, s’adressant exclusivement aux membres du ROBVQ et à leurs partenaires, vise la réhabilitation des habitats fauniques dans les rivières dont la majeure partie du bassin versant se situe sur le territoire d’une municipalité de plus de 25 000 habitants.

Nous avons donc mis en œuvre un projet d’intervention dans la rivière du Berger afin d’améliorer la qualité générale et la productivité des habitats dans ce cours d’eau. Ce projet se concrétisera sur trois ans et permettra aussi la mise en place d’activités de sensibilisation et de participation citoyenne. La rivière du Berger est localisée dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles, en totalité sur le territoire de la Ville de Québec. La partie sud du bassin est très urbanisée et les pressions y sont nombreuses. Le bassin versant présente toutefois une richesse piscicole importante.

En 2008, nous avons poursuivi plusieurs activités de nettoyage et de sensibilisation sur la rivière du Berger. Un grand nettoyage général et un entretien des espaces publics ont eu lieu tout au long de l’été. Le Conseil de bassin a participé au grand nettoyage des rivages canadiens sur les rivages de la du Berger le 16 septembre 2008, avec une participation citoyenne importante. Finalement, l’aménagement d’un bassin de sédimentation des eaux pluviales dans le quartier Saint-Émile, à Québec, réalisé en collaboration avec la Corporation d’actions et de gestion environnementale de Québec (CAGEQ), a complété les ouvrages sur la rivière du Berger pour cette année.

Suivi des ions chlorures

En 2004, nous avons entrepris une étude du taux de sel par le suivi de cinq stations d’échantillonnage réparties sur le sous-bassin de la rivière des Hurons. En 2008, en partenariat avec le ministère des Transports du Québec, nous avons conclu et poursuivi l’étude en ajoutant deux stations d’échantillonnage. Les données collectées ont permis d’établir une référence locale sur la salinité des petits cours d’eau dans le piémont du Bouclier canadien. Dans le futur, après la construction de l’autoroute, ces données de référence permettront de documenter l’augmentation de la concentration de l’ion chlorure sur l’environnement aquatique et ses effets sur les populations de salmonidés.

Caractérisation de la haute rivière Nelson

En 2008, nous avons conclu une entente avec la Municipalité de Saint-Gabriel-de-Valcartier, le ministère de la Défense nationale et le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs pour mettre en œuvre un projet d’échantillonnage et de caractérisation des berges de la haute rivière Nelson.

L’échantillonnage d’eau a été fait sur huit stations à douze reprises pendant l’été 2008 sur le territoire de la municipalité et de la base militaire. La caractérisation des berges (protocole SVAP) sur le territoire de la municipalité a aussi été faite. Ce projet d’amélioration des connaissances est complémentaire à la caractérisation réalisée par l’APEL dans la partie aval de la rivière Nelson. Le montant total reçu est d’environ 25 000 $ et nous avons bénéficié de 95 heures de laboratoire gratuites du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.

Forum régional sur les cyanobactéries

Le 12 avril 2008, à Duchesnay, plus de 80 personnes ont participé au tout premier forum régional sur les cyanobactéries. Cet événement a été l’occasion pour les acteurs directement concernés par la problématique de discuter et de partager leur expérience et la réalité de chacun de leurs milieux. Cette activité a été organisée dans la foulée du Plan d’intervention sur les algues bleu-vert du gouvernement du Québec par le Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale nationale, les quatre organismes de bassin versant prioritaire de la région (rivières Sainte-Anne, Jacques-Cartier, Saint-Charles et Montmorency), l’Association pour la protection de l’environnement du lac Saint-Charles et des marais du Nord et le Comité de valorisation de la rivière Beauport.

Opération Bleu Vert

Outre le soutien à divers projets, le programme Opération Bleu Vert a permis de réaliser une campagne de distribution d’arbres et arbustes qui s’est déroulée le 31 mai 2008. Les arbustes, fournis par l’APEL, étaient réservés aux riverains du lac Saint-Charles, alors que les arbres ont été distribués dans l’ensemble du bassin versant. Réalisée en collaboration avec l’APEL, cette journée a permis de remettre environ 700 arbres et 100 arbustes. Des conseils de plantation ont été remis à chaque citoyen, de même que des documents de sensibilisation.

Projets 2007

Amélioration de la qualité du lac Beauport

Des études menées entre 1979 et 2006 sur le lac Beauport par différents intervenants ont permis trois constats majeurs. Premièrement, les populations de poissons du lac Beauport sont vieillissantes et des sites de frai inadéquats pourraient être en partie responsables; deuxièmement, l’artificialisation des berges est excessive et certaines berges sont instables; et troisièmement, les tributaires sont dysfonctionnels et leur potentiel pour la reproduction est faible.

Dans le but d’améliorer la condition écologique du lac Beauport, des actions portant à la fois sur la qualité du lac comme écosystème et sur ses tributaires ont été proposées afin de stimuler la dynamique des populations de poissons sensibles à la dégradation de leur habitat, comme l’omble de fontaine. Les actions se séparent en deux volets et répondent aux trois constats décrits plus haut.

Le premier volet concerne l’aménagement des sites productifs pour l’omble de fontaine et l’achigan à petite bouche, ce qui comprend le nettoyage et la réalisation de frayères et de seuils dans les deux tributaires du lac Beauport.

Le second volet concerne la restauration des berges du lac et des tributaires afin de diminuer le réchauffement de l’eau, de protéger les berges de l’érosion, d’augmenter la biodiversité et de créer des habitats et des refuges pour la faune. Pour ce volet, 20 propriétaires riverains du lac Beauport ont été visités. Ces visites ont permis une sensibilisation des riverains à la santé de leur lac et aux bonnes pratiques d’aménagement. Dix-neuf plans d’aménagement et douze plantations ont été réalisés.

Les deux volets de ce projet ont été financés par la Fondation de la faune et par la municipalité de Lac-Beauport.

Pêche scientifique au lac Clément

Les 15 et 16 juillet 2007, nous avons réalisé une pêche scientifique au lac Clément afin de parfaire les connaissances sur les populations de poissons dans le bassin versant. Cette action était complémentaire à celles de l’APEL, qui avait pour mandat de réaliser la diagnose de ce plan d’eau. La pêche s’est réalisée grâce à la collaboration du MRNF qui a prêté le matériel et des riverains qui nous ont offert l’accès au lac.

Conservation des milieux humides : un juste principe, j’y participe!

Ce projet, financé par la Fondation de la faune du Québec, vise la conservation de milieux humides forestiers sur terres privées. Cette approche de conservation volontaire permet d’assurer et d’accroître la productivité faunique des milieux humides forestiers en favorisant des engagements volontaires de la part des propriétaires de ces milieux. Les travaux de caractérisation se sont déroulés au cours de l’été 2006 et le projet s’est terminé au cours de l’été 2007. Par cette action, le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles aura contribué à la protection de près de 80 ha de milieux humides.

Opération Bleu Vert

Le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles a initié, à la fin de 2007, une campagne de sensibilisation et de distribution d’information sur les cyanobactéries (algues bleu-vert), de même qu’une enquête auprès des riverains de plusieurs lacs habités du bassin versant de la rivière Saint-Charles. Ainsi, les lacs Beauport, Bleu, Clément, Morin, Delage et Saint-Charles ont fait l’objet de cette enquête, qui s’est déroulée du mois de décembre 2007 au mois de mars 2008. Cette enquête nous a permis d’avoir un portrait qualitatif de l’état de chaque lac et d’établir un plan d’action répondant aux impératifs de la ressource eau et aux attentes des usagers pour 2008 et 2009 dans le cadre du Plan cyanobactéries du Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles. Un fascicule résumant les résultats de l’enquête propres à chacun des lacs a été distribué aux riverains en décembre 2008. Un rapport complet des résultats est également disponible.

En outre, une campagne de distribution d’arbres s’est déroulée le 17 juin 2007. Environ 1 000 arbres ont été distribués. La ministre Line Beauchamp a également participé aux événements et a planté un chêne rouge en bordure de la rivière des Hurons. Une dizaine de bénévoles ont assuré le succès de la journée. La distribution d’arbres a été réalisée sur le stationnement des Marais-du-Nord (propriété de l’APEL), situé sur le chemin de la Grande-Ligne, à Stoneham.

Enfin, le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles a également procédé à la plantation d’environ 1 000 arbres sur le terrain du centre de ski Stoneham, en bordure de la rivière Hibou, en juin 2007. Lors des pluies, le stationnement du centre de ski, constitué de sable et de gravier, génère un dépôt de sédiments dans une partie de la rivière. Ces apports en sable et en gravier entraînent une charge sédimentaire importante dans la rivière Hibou, située en amont du lac Saint-Charles (source d’eau potable de la ville de Québec). Un reboisement massif des berges de la rivière Hibou peut contribuer à diminuer significativement les charges sédimentaires dans la rivière. Cette plantation a été réalisée en partenariat avec la Station touristique Stoneham, la Municipalité des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury et le Conseil régional de l’environnement – région de la Capitale nationale et l’APEL.

Projets 2006

Amélioration de la qualité du lac Beauport : caractérisation de l’écosystème

Au cours de l’été 2006, nous avons effectué une caractérisation des berges du lac Beauport et de l’habitat de l’omble de fontaine dans ses tributaires. De même, nous avons effectué un inventaire des populations de poissons du lac. L’omble de fontaine et l’achigan à petite bouche sont les espèces nettement dominantes dans le lac. Ce projet a été réalisé grâce à la collaboration de la municipalité de Lac-Beauport, de la CAGEQ, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF) et de la Fondation de la faune du Québec.

Recherche d’une population de tortues des bois dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles

Au printemps 2006, nous avons réalisé un inventaire de la tortue des bois, une espèce déclarée vulnérable. Nous souhaitions déterminer s’il y avait présence d’une population dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles et valider les mentions de tortue des bois rapportées au Centre de données sur le patrimoine naturel du Québec (CDPNQ). Malheureusement, aucune tortue n’a été recensée pendant les travaux. Ce projet a été rendu possible grâce au financement de la Fondation de la faune du Québec et à la collaboration de nombreuses personnes du Service canadien de la faune, du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, de l’Atlas des amphibiens et reptiles, de la Société naturaliste de Québec et du Groupement agroforestier Lotbinière-Mégantic, qui ont participé aux inventaires sur le terrain.

Projets 2005

Mise en valeur et restauration de l’habitat aquatique dans le sous-bassin de la rivière du Berger

Ce projet, réalisé grâce à la participation financière de la Fondation de la Faune, s’est déroulé pendant la période estivale sur le terrain du Jardin zoologique du Québec. Il a consisté à réhabiliter une dérivation de la rivière du Berger qui avait été laissée à l’abandon, dans la zone où la rivière abrite une population allopatrique d’omble de fontaine. Cette réhabilitation a permis:

  • d’aménager un site productif pour l’omble de fontaine dans un milieu autrefois improductif;
  • de créer un site de démonstration d’aménagements de l’habitat aquatique à des fins de formation et d’éducation.

Inventaire des espèces de poissons du lac Saint-Charles

Au mois d’août 2005, le Conseil de bassin de la rivière Saint-Charles a collaboré avec le ministère des Ressources naturelles et de la Faune pour effectuer un inventaire ichtyologique du lac Saint-Charles. Quatre filets maillants ont été tendus pendant trois jours. Les résultats indiquent que la communauté de poissons ne présente pas de déséquilibre prédateurs / proies, qu’elle semble peu exploitée et que les poissons y sont abondants et peu parasités. La perchaude domine les captures; 75 % en nombre et 50 % en biomasse. Toutefois, notre échantillonnage n’a pas permis la capture du touladi ni du cisco de lac. Ces espèces, autrefois mentionnées au lac Saint-Charles, ont des exigences pointues en terme d’habitat et ce dernier n’y est plus optimal. Leur disparition n’est pas pour autant confirmée, mais leur nombre doit y être très réduit.

Mis à jour en octobre 2018