5.10 Réseau de distribution d’énergie

La distribution de l’électricité est assurée par Hydro-Québec Trans Énergie. Du fait de la production localisée le long des cours d’eau et sur les grands barrages hydroélectriques, la distribution de l’électricité doit s’effectuer sur de longues distances (Hydro-Québec, 2011a). Le transport se fait sur des lignes de 735 000 V (très haute tension – THT). Ce haut voltage permet de limiter le nombre de lignes électriques et les pertes énergétiques (Hydro-Québec, 2011a).

5.10.1 Sur le territoire de la zone de la Capitale

Le territoire de l’OBV de la Capitale compte 239 km de lignes à très haute tension. La répartition par sous bassin est présentée au tableau 5.10.1. On note la présence de trois lignes de 735 kV, une ligne biterne de 315 kV, une ligne monoterne de 345 kV et une ligne biterne de 230 kV. Ce sont des lignes qui traversent le territoire pour acheminer l’énergie vers les centres de consommation. Une ligne de distribution monoterne à 69 kV alimente aussi la garnison Valcartier. Le courant de 735 kV est transformé dans les postes de transformation (ou postes de distribution) en courant de 120 kV puis est distribué par les poteaux électriques en courant de 25 kV. Par ailleurs, un réseau de distribution de gaz naturel de Gaz Métro achemine le gaz à partir du gazoduc TransQuébec et Maritimes (TQM) à Saint-Augustin-de-Desmaures.

Tableau 5.10.1.1 : Répartition des lignes à très haute tension dans la zone de la Capitale

Bassin versantLongueur de lignes à très haute tension (en km)
Bordure du fleuve8,5
Beauport14,7
Saint-Charles201,1
Cap Rouge8,8
du Moulin6,2
Saint-Augustin0
Total239,2

5.10.1.1 Lignes de haute tension dans le quartier de Limoilou

Dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles, Hydro-Québec souhaitait compléter l’enfouissement des lignes à très haute tension dans le quartier de Limoilou. Le projet vise à démanteler 16 km de lignes à haute tension pour les remplacer par 9 km de lignes souterraines. Lorsqu’enfouies, les lignes prendraient un parcours différent que celui utilisé présentement et seraient enfouies sous les rues résidentielles (Radio-Canada, 2011; Martin, 2011a). L’opposition citoyenne, fondée sur des craintes de santé et l’inflexibilité du parcours du nouveau tracé, a mis ce projet sur la glace pour l’instant (Cliche, 2011; Martin, 2011 a et 2011 b).

5.10.2 Impact environnemental

La présence d’un réseau de distribution d’électricité n’est pas sans impact sur l’environnement. La présence de champs électromagnétiques semble influencer le comportement de certains insectes et l’effet sur les autres espèces, incluant les humains, n’est toujours pas déterminé, plusieurs études sur le sujet obtenant des résultats contradictoires. De même, l’impact paysager n’est pas négligeable, puisque l’implantation de lignes électriques nécessite des coupes à blanc entretenues pour la sécurité du réseau. Ceci fragmente les habitats forestiers et, par conséquent, fragmente aussi les populations animales forestières qui n’osent pas circuler dans un espace non boisé. Hydro-Québec utilise des herbicides pour le déboisement dans certains secteurs, mais il n’est pas clair si cette pratique est employée dans le territoire de la zone de la Capitale (Hydro-Québec, 2011b).

Figure 5.10.2.1 : Localisation du réseau de distribution d’énergie sur le territoire

SOURCES

CASALONGA, S. (2011). Lignes THT (très haute tension) : pas d’effet sur le bétail mais des doutes pour l’homme. Institut national d’information en santé environnementale. [En ligne]. http://www.inise.ca/index.php?option=com_content&view=article&id=79:lignes-tht-tres-haute-tension-pas-deffet-sur-le-betail-mais-des-doutes-pour-lhomme&catid=75:electricite-et-produits-relies&Itemid=117, page consultée le 8 août 2011.

CLICHE,J.-F. (2011). Lignes à haute tension: souterraines ou aériennes, même «danger». Le Soleil, 23 février 2011. [En ligne].http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201102/22/01-4372994-lignes-a-haute-tension-souterraines-ou-aeriennes-meme-danger.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4381727_article_POS2, page consultée le 8 août 2011.

FORTIN, C. ET DOUCET, G. J. (2003). Communautés de micromammifères le long d’une emprise de lignes de transport d’énergie électrique, située en forêt boréale. Le naturaliste canadien, vol. 127 N2, été 2003, Pages 47 – 53.

HYDRO-QUÉBEC. (2011a). Le transport de l’électricité au Québec. [En ligne]. http://www.hydroquebec.com/comprendre/transport/grandes-distances.html, page consultée le 10 août 2011.

HYDRO-QUÉBEC. (2011b). Approche en matière d’utilisation de phytocides. [En ligne]. http://www.hydroquebec.com/vegetation/utilisation_phyto.html, page consultée le 10 août 2011.

MARTIN, S. (2011a). Enfouissement de fils: Hydro inflexible, citoyens déçus. Le Soleil, 25 mars 2011. [En ligne]. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201103/24/01-4382916-enfouissement-de-fils-hydro-inflexible-citoyens-decus.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4372994_article_POS6, page consultée le 8 août 2011.

MARTIN, S. (2011b). Enfouissement des lignes à haute tension dans Limoilou: Hydro repart à zéro. Le Soleil, 6 mai 2011. [En ligne]. http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/actualites/environnement/201105/05/01-4396653-enfouissement-des-lignes-a-haute-tension-dans-limoilou-hydro-repart-a-zero.php, page consultée le 8 août 2011.

RADIO-CANADA. (2011). Hydro-Québec : L’enfouissement de fils inquiète les résidents de Limoilou. Le 22 février 2011. [En Ligne]. http://www.radio-canada.ca/regions/Quebec/2011/02/22/004-inquietude-enfouissement_fils-limoilou.shtml, page consultée le 8 août 2011.

Mis à jour le 20 septembre 2011