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3.7 Flore vasculaire

Figure 3.7.1 : Carte des zones de rusticité sur le territoire de l’OBV de la Capitale, selon les zones de rusticités établies par le ministère de l’Agriculture et l’Agoalimentaire du Canada en 2000

Le territoire de l’OBV de la Capitale possède une multitude d’habitats variés, offrant des espaces diversifiés pour toutes sortes d’espèces floristiques. Les bassins versants font partie des domaines bioclimatiques de l’érablière à tilleul, de la sapinière à bouleau jaune et de la sapinière à bouleau blanc (voir section Activités et couverture forestières). La flore y est aussi très diversifiée, mais plusieurs espèces y atteignent la limite septentrionale de leur aire de distribution.

Selon la carte de rusticité produite par Agriculture Canada, les zones de rusticité du territoire de l’OBV de la Capitale vont de 3a au nord, jusqu’à 4b au sud. Dans les milieux qui leur sont favorables, le tilleul d’Amérique, le frêne d’Amérique, l’ostryer de Virginie et le noyer cendré accompagnent l’érable à sucre, mais ils sont moins répandus au-delà du domaine de l’érablière à tilleul (MRNF, 2011).

Plusieurs études réalisées sur le territoire recensent un certain nombre d’espèces floristiques. Toutefois, en raison de la petite superficie du territoire, il est probable qu’une espèce recensée sur un bassin versant puisse se retrouver dans le bassin versant voisin, même si aucune étude à ce jour n’en fait mention. Certains secteurs ont en effet faits l’objet d’études moins poussées que d’autres. Certaines espèces ont toutefois des habitats très spécifiques et peuvent se retrouver à un seul endroit.  Un aperçu des plantes vasculaires recensées sur le territoire est présenté dans le document suivant: Flore vasculaire recensée sur le territoire de l’OBV de la Capitale. Soulignons la présence du noyer cendré et de la zizanie à fleur blanche, deux espèces à statuts précaires au Québec.

Certaines espèces de flore vasculaire qui se retrouvent dans les plans d’eau et près des cours d’eau du territoire sont décrites ci-dessous.

Spartine pectinée (Spartina pectinata)

La spartine pectinée est une graminée des prairies humides. Elle se retrouve près des étangs, des lacs, du fleuve et s’adapte très bien aux conditions maritimes (eau salée). Elle atteint sa hauteur maximale, soit deux à trois mètres, en août, et ses épillets portent des centaines de petites graines. Cette plante est très agressive et envahit rapidement un endroit grâce à ses rhizomes. Elle est souvent utilisée pour stabiliser des berges (GLOCO, 2010). On retrouve la spartine pectinée dans le secteur de la bordure du fleuve.

Lenticule mineure (Lemna minor)

La lenticule mineure ou lentille d’eau est une plante à feuilles flottantes que l’on retrouve dans les marais, les étangs, les lacs, dans les eaux stagnantes ou à très faible courant. La lentille d’eau est associée aux eaux eutrophes. C’est une plante flottante non fixée dont les thalles (feuilles, tiges, parties vertes) se regroupent souvent par deux ou trois, formant des petits nuages lobés. La lenticule mineure se reproduit par bourgeonnement, le thalle se sépare de la plante-mère pour former une nouvelle plante. Cette petite plante vit en colonie, forme parfois des tapis denses, et peut devenir problématique à l’oxygénation du milieu (empêche la lumière de pénétrer). Enfin, la lentille d’eau sert de nourriture pour la faune et les invertébrés aquatiques (Vézina, 2006). On retrouve la lenticule mineure dans le bassin versant de la rivière Saint-Charles.

Aulne rugueux (Alnus rugosa)

L’aulne rugueux est un petit arbre de 12 mètres de hauteur qui pousse en touffe et forme des fourrés denses. C’est l’un des premiers arbres à fleurir au printemps. Dès que la neige fond, les chatons (regroupement de fleurs) commencent à s’allonger. L’aulne rugueux se retrouve dans les milieux humides, souvent en bordure des cours d’eau, des marais et des tourbières. C’est une espèce colonisatrice qui envahit les terrains après des coupes forestières ou un feu. Elle est intolérante à l’ombre et enrichit le sol grâce à des nodules sur ses racines qui sont capables de fixer l’azote. Il sert de nourriture et d’habitat à plusieurs animaux, tels les chardonnerets et la bécasse qui apprécient ses fruits et le castor qui aime bien son écorce et ses feuilles (Biodôme de Montréal, 2011). On retrouve l’aulne rugueux dans les bassins versants de la rivière Saint-Charles, du ruisseau du Moulin ainsi que dans la section de la bordure du fleuve.

SOURCES

ARGUS. 2001. Mise en valeur du littoral de l’agglomération de la Capitale Nationale du Québec, Élaboration d’un cadre d’analyse régional. 71 pages.

BIODÔME DE MONTRÉAL. 2011. Aulne rugueux, aulne blanc, Fiches descriptives, Animaux/plantes. En ligne: http://www2.ville.montreal.qc.ca/biodome/site/gabarit.php?dossier=jeunes&menu=fiches&type=plantes&page=presultatb&langue=fr&nofiche=11. Consulté le 26 juillet 2011.

BISSONNETTE, J., V. GERARDIN, D. LAJEUNESSE ET J. LABRECQUE. 1997. Caractérisation écologique du lit majeur de la rivière Saint-Charles, Québec, ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec, ministère de l’Environnement du Canada, 151 pages + annexe.

CANARDS ILLIMITÉS CANADA. 2005. Cartographie des milieux humides de la Communauté métropolitaine de Québec.

CENTRE DE DONNÉES SUR LE PATRIMOINE NATUREL DU QUÉBEC (CDPNQ). 2004. Demande de données 2004. www.cdpnq.gouv.qc.ca/index.htm.

COMITÉ DE VALORISATION DE LA RIVIÈRE BEAUPORT (CVRB). 2004. Inventaire végétal entre le pont du parc chabanel et le barrage du Moulin, 2 pages.

CONSEIL DE BASSIN DE LA RIVIÈRE DU CAP ROUGE (CBRCR). 2009. Portrait du bassin versant de la rivière Cap Rouge. 106 pages.

CORPORATION D’ACTION ET DE GESTION ENVIRONNEMENTALE DU QUÉBEC (CAGEQ). 2009. Caractérisation du ruisseau du Moulin. Conseil de quartier du Vieux-Moulin. Québec. 39 pages.

DUBÉ, C. 2003. Inventaires 2002-2003, Conseil régional de l’environnement – Région de la Capitale nationale.

DROLET, D. 1996. Analyse descriptive et possibilités d’aménagement de la plaine d’inondation de la rivière Saint-Charles entre le barrage du lac Saint-Charles et l’usine de filtration d’eau de la Ville de Québec, mémoire de maîtrise présenté à la Faculté des études supérieures de l’Université Laval, Faculté des lettres, Département de géographie, 228 pages + annexes.

GLOCO. 2010. Fleur indigènes et sauvages, graminées de prairies et carex, «Spartine pectinée», En ligne: http://www.gloco.ca/userfiles/files/pdf/professionnel/indigenes/graminees-de-prairie-et-carex.pdf Consulté le 26 juillet 2011.

LAPIERRE, H., HARVEY, B. P. et YELLE, V. 2002. Portrait de l’encadrement forestier du bassin versant du lac Saint-Augustin. Projet réalisé dans le cadre de la Grande Corvée par BPH environnement pour la ville de Québec. 20 pages +cartes et annexes.

MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE ET L’AGROALIMENTAIRE DU CANADA. 2010. Carte de la zone de rusticité de plantes (2000) et de la zone de rusticité des plantes (1967). Gouvernement du Canada. En ligne: http://sis.agr.gc.ca/siscan/nsdb/climate/hardiness/index.html. Consulté le 20 mars, 2012.

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MINISTÈRE DES TRANSPORTS DU QUÉBEC (MTQ). 1997. Étude d’impact sur l’environnement déposée au ministre de l’Environnement et de la Faune du Québec, rapport principal, projet-pilote de gestion du corridor routier, route 175 Stoneham-et-Tewkesbury (de la fin de l’autoroute 73 à l’intersection nord de la rue Paré), version provisoire, 1997, 192 pages + annexes.

MINISTÈRE DES RESSOURCES NATURELLES ET DE LA FAUNE (MRNF). 2012. Les forêts, «Zones de végétations et domaine bioclimatique du Québec», En ligne: http://www.mrnf.gouv.qc.ca/forets/connaissances/connaissances-inventaire-zones.jsp. Consulté le 25 juillet 2011.

VÉZINA, A.A. 2006. Inventaire des herbiers aquatiques du lac Aylmer : fiche technique, Plantes à feuilles flottantes, «Lenticule mineure», Association des riverains du lac Aylmer (ARLA). En ligne: http://lacaylmer.org/Plantes%20aquatiques%20-%20fiches%20descriptives.pdf. Consulté le 26 juillet 2011.

Mis à jour le 11 février 2015

 

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